PME : quels indicateurs financiers surveiller avant une acquisition ou une cession d’entreprise ?

Oser

PME : quels indicateurs financiers surveiller avant une acquisition ou une cession d’entreprise ?

Avant une opération de corporate finance (M&A : Merger & Acquisition) – qu’il s’agisse d’une acquisition d’entreprise ou d’une cession d’entreprise – la majorité des dirigeants de PME disposent de chiffres.
La vraie question n’est pas “ai-je des données ?” mais plutôt “ai-je les bons indicateurs pour décider et sécuriser l’opération ?”

Dans une logique de conseils stratégiques de PME, les indicateurs financiers ne servent pas uniquement à documenter le passé. Ils doivent permettre de :

  • structurer une décision stratégique
  • sécuriser un financement
  • anticiper les risques
  • préparer la création de valeur dans la durée

 

Pourquoi les chiffres comptables ne suffisent pas en corporate finance ?

La comptabilité reste indispensable, mais elle répond avant tout à une logique historique et réglementaire.

Une opération de M&A s’inscrit dans une logique prospective et stratégique, tournée vers la soutenabilité et la création de valeur future.

Sur le terrain, nous observons régulièrement :

  • un EBITDA non retraité, peu représentatif de la réalité économique
  • une trésorerie mal interprétée
  • une rentabilité globale correcte qui masque des déséquilibres internes

Dans une logique de transaction, ce décalage de vision peut fragiliser une négociation ou générer des tensions après le closing.

 

Les indicateurs financiers réellement déterminants avant une acquisition ou une cession

  1. Rentabilité réelle et qualité des marges

Au-delà du chiffre d’affaires, il est essentiel d’analyser :

  • les marges par activité, produit ou client
  • l’EBITDA normalisé (hors éléments exceptionnels)
  • la récurrence des résultats

Un investisseur ou un repreneur ne recherche pas à payer un historique, mais une capacité bénéficiaire future.

  1. Trésorerie et cash-flow : le véritable test de solidité financière

Au-delà de la rentabilité affichée, la capacité d’une entreprise à générer du cash de manière récurrente est souvent un facteur déterminant dans une opération d’acquisition ou de cession.

Un résultat positif ne garantit ni la liquidité, ni la capacité à financer l’opération ou à absorber une phase d’intégration.

Avant toute opération, il est essentiel de comprendre comment le résultat comptable se transforme – ou non – en trésorerie disponible :

le cash-flow opérationnel réel, la capacité d’autofinancement et la dynamique entre encaissements et décaissements doivent être analysés avec attention.

Comme le rappelle souvent Gilles Spirlet lors de ses interventions : “Cash is king.”

En corporate finance, cette réalité prend tout son sens. Une entreprise rentable sur le papier peut rapidement se retrouver sous tension si la génération de cash n’est pas maîtrisée.

 

Le BFR : un indicateur critique (et souvent sous-estimé)

Le besoin en fonds de roulement (BFR) est l’un des indicateurs les plus sensibles dans une opération de M&A, car il a un impact direct et immédiat sur la trésorerie.

Un BFR mal anticipé peut absorber une partie significative du cash disponible dès les premiers mois suivant l’acquisition et fragiliser durablement le financement et la trajectoire financière de l’entreprise.

Analyser le BFR permet de mieux comprendre les cycles d’exploitation, d’anticiper les besoins de financement complémentaires et de sécuriser la reprise dans sa globalité.

C’est également un élément clé pour éviter les ajustements coûteux après le closing et préserver la capacité de l’entreprise à créer de la valeur dès les premières phases d’intégration.

 

Sécuriser la valorisation grâce aux bons indicateurs

La valorisation d’entreprise ne repose jamais sur une formule unique. Elle dépend notamment de :

  • l’EBITDA retraité (rémunération du dirigeant, charges non récurrentes,…)
  • la stabilité des marges
  • la dépendance à certains clients ou fournisseurs
  • le rôle central du dirigeant dans la génération de valeur

Ces éléments doivent être identifiés et objectivés avant toute discussion de prix.

 

Business plan et indicateurs financiers : une cohérence indispensable

En corporate finance, le business plan et le plan financiers sont des outils de cohérence stratégique et financière. C’est le document qui aligne la stratégie, les hypothèses et la capacité de financement.

Il permet de :

  • traduire une stratégie en chiffres
  • tester différents scénarios
  • structurer les échanges avec les banques et investisseurs

Les financeurs attendent avant tout :

  • une logique claire
  • des hypothèses explicites
  • une capacité de remboursement crédible

 

Le CFO fractionné : un levier concret pour structurer ces indicateurs

Pour de nombreuses PME, structurer et piloter ces indicateurs reste un exercice complexe, en particulier lorsqu’il faut continuer à gérer l’opérationnel au quotidien.

Dans le cadre d’une acquisition ou d’une cession, la génération de trésorerie, l’analyse des cash-flow et le BFR ne déterminent pas à eux seuls la réussite de l’opération, mais ils constituent des éléments clés pour mener une négociation cohérente, crédible et sécuriser la transaction.

Le recours à un CFO ad interim permet d’apporter rapidement une expertise financière ciblée, sans alourdir l’organisation ni créer une structure permanente inadaptée à la taille de l’entreprise.

Il permet notamment d’apporter une lecture financière structurée au service des décisions stratégiques du dirigeant :

  • de mettre en place un pilotage financier orienté cash, et non uniquement comptable ;
  • de fiabiliser les indicateurs clés avant une acquisition ou une cession
  • d’accompagner le dirigeant avec flexibilité, sans alourdir l’organisation
  • de préparer sereinement une opération de transmission d’entreprise

Chez Yolo Consulting, cette approche permet au dirigeant de rester concentré sur l’opérationnel tout en disposant d’une lecture financière claire, structurée et orientée décision.

 

Pourquoi se faire accompagner dans l’analyse financière pour ma PME ?

Lire des indicateurs financiers dans une logique transactionnelle nécessite un regard spécifique, à la croisée :

  • de la finance
  • de la stratégie d’entreprise
  • et de la réalité terrain des PME belges

Un accompagnement stratégique financier externe permet :

  • de prendre du recul
  • d’objectiver les chiffres
  • d’anticiper les zones de risque
  • de sécuriser les décisions structurantes

Conclusion : mieux structurer ses indicateurs pour mieux décider

En M&A, les indicateurs financiers ne servent pas à produire des tableaux complexes.
Ils servent à prendre des décisions structurantes, à sécuriser une opération et à créer de la valeur durable.

Structurer ses indicateurs, c’est se donner les moyens d’aborder une acquisition ou une cession avec clarté, cohérence et sérénité.

 

Contactez-nous pour en discuter

Chez Yolo Consulting, nous proposons un accompagnement de A à Z pour les dirigeants d’entreprises avec une approche pragmatique et alignée sur la réalité quotidienne de leur entreprise.